Attirer et retenir nos employés, ma lecture de ce défi

22 novembre 2018 -
Hôtel Château Bellevue

Partout où vous regardez, vous pouvez voir et entendre parler de la pénurie de main-d’œuvre. Notre secteur d’activité ne fait pas exception, car si l’hôtellerie et la restauration sont des domaines de travail emballants, ils sont aussi parfois exigeants.

Il est vrai que nous sommes la plupart du temps en contact avec des clients heureux d’être en vacances dans un hôtel charmant du Vieux-Québec comme l’Hôtel Château Bellevue, satisfaits de leur réunion d’affaires dans un hôtel confortable au cœur de l’action comme l’Hôtel Château Laurier Québec ou encore émerveillés de ce que notre traiteur le George V peut leur proposer pour rendre leur mariage ou leur activité congrès inoubliable. Il demeure que nous sommes toutefois ouverts 24/7 comme on dit, soit vingt-quatre heures par jour et sept jours par semaine.

Accueil, réception, entretien des chambres et des espaces publics, cuisine, pâtisserie, montage et démontage des salles, conciergerie, voiturier, comptabilité, marketing et ventes, les types d’emploi sont très diversifiés et commandent chacun une disponibilité, un engagement, un souci du détail et une capacité d’interagir correctement avec nos fournisseurs et nos clientèles, souvent dans une langue seconde ou lors d’une situation problématique.

Trop souvent, ces emplois sont mal compris et sous-estimés. Si tout peut sembler facile à première vue lorsqu’un client nous demande un service particulier, c’est la perception que l’on souhaite projeter, ce qui ne veut pas dire que nous ne pédalons pas en arrière-scène. Ces emplois ne sont pas en génie informatique ou en neurosciences, mais ils valent leur pesant d’or pour la société, car ils permettent aux villes et régions du Québec d’attirer et de satisfaire des touristes qui, bon an mal an, dépensent près de 10 milliards de dollars dans l’économie du Québec, dont plus de 50 % proviennent de l’extérieur de la province.

Il est donc assez frustrant de se rendre compte du manque d’intérêt qu’ont certains organismes publics et parapublics pour le recrutement et la formation adaptée de travailleurs pouvant pourvoir ces postes. Mais, nous avons aussi comme employeur notre part de responsabilité.

Pour nous, le travail de recrutement de nos employés se réalise en continu auprès des travailleurs ayant le potentiel et l’intérêt de travailler dans nos établissements. Pour la population étudiante, une première approche se fait en les recevant comme stagiaires dans le contexte d’une formation axée sur l’apprentissage en milieu de travail. Heureusement, cette démarche est appuyée par la décision de certaines institutions d’enseignement de développer des programmes coopératifs qui misent sur une formation en entreprise. Cela nous demande toutefois de s’y préparer; ainsi, notre directrice de l’accueil a elle-même été formée par le personnel du centre de formation professionnelle Fierbourg afin d’offrir aux stagiaires de ce secteur un encadrement qui soit conforme aux attentes de cette institution et que le diplôme de fin d’études ait une valeur optimale pour les diplômés.

Il est toutefois actuellement très difficile de pourvoir certains postes comme, par exemple, ceux en pâtisserie et boulangerie. Outre le recrutement auprès des institutions scolaires québécoises, il semble évident que nous devrons nous tourner de plus en plus vers le recrutement de travailleurs provenant de l’extérieur du pays. Pour y parvenir, il faudra que les organismes responsables d’ajuster les règles d’immigration, de réaliser des activités de recrutement et de délivrer des permis de travail soient plus sensibles aux besoins de notre secteur et, qu’en contrepartie, les entreprises prennent une plus grande part de la responsabilité et investissent dans l’intégration de ces personnes qui auront choisi de commencer une nouvelle vie et une nouvelle carrière au Québec. C’est du moins ma conviction et je crois que nous participerons de plus en plus aux activités d’organismes comme Québec International afin de mieux faire comprendre nos besoins et nos attentes.

La taille et le caractère familial de nos établissements en font des lieux de travail agréables et conviviaux, tout en étant très compétitifs en ce qui concerne les conditions d’emploi. Nous prenons de plus en plus soin de faire connaître notre entreprise, de mettre en valeur l’ambiance et la qualité de notre environnement de travail et nous encourageons nos employés à nous recommander des parents et amis désireux de se joindre à nos équipes. Malgré tous ces avantages et ces efforts, et bien que nous soyons privilégiés comparativement à d’autres entreprises, près de 50 % de notre personnel d’entretien et d’hébergement y travaille depuis moins de 18 mois. Ce qui démontre l’importance d’agir rapidement et de développer de nouveaux marchés d’emplois si nous voulons continuer à développer de nouveaux marchés de clientèles.

Il n’y a pas qu’une solution pour avoir du succès et attirer des gens qui seront heureux de travailler dans nos établissements et d’y faire carrière. L’accueil de stagiaires, l’offre de conditions d’emplois et de travail intéressantes, l’intégration réussie de nouveaux arrivants, l’appel à des solutions technologiques pour certaines tâches répétitives, toutes ces solutions et bien d’autres devront être envisagées pour poursuivre le développement de notre entreprise, de notre région et du Québec.

Si vous connaissez des personnes désireuses de travailler dans le secteur de l’hôtellerie ou de la restauration à Québec, et pour qui une belle ambiance de travail est essentielle, n’hésitez pas à les référer à notre directeur des ressources humaines, Yannick Savard, qui pourra sûrement répondre à toutes leurs questions.

Merci et à très bientôt!

Clavardage